Dance is in the Air

Silhouette d’une danseuse en suspension, vertébral d’une figurine sortie de nos longs chantiers de jeu

Sa construction lui est propre : elle fait reculer les limites de la gravitation

Maîtrisant son point d’appui à l’infini elle renverse nos propres limites visuelles

L’origami semble être apparu en même temps que le papier,

Satchie a mis l’origami en exergue pendant Paris Quartier d’Eté

Copyright ©  Céline Burr

Ames déraisonnées – lost souls

Sur une avenue résidaient des passants extraordinaires

Heureux de l’Etre ils sommeillaient rarement

Leurs vies les avaient toujours guidés vers les cieux les plus vastes

Arrivés en haut de leur montagne ils avaient franchi la voie de la vie

Puis, le temps ne fut plus qu’un refuge

Dépassés par l’incertitude ils pensaient,

Ces pensées avaient germé, s’étaient réalisées et avaient pris forme humaine

Pas de bol, la vie s’en allait désormais !

Sourds mais plein d’éclats multiples ils divaguaient dans les rues

A la recherche d’une destinée intrépide c’était du déjà vu mais que voulez-vous ?

Leurs vies jalonnées d’aventures n’étaient plus à leur portée

Lentement leur flamme intérieure s’évaporait laissant place aux spectres de l’infini

Quid du paradis ?

Ils avaient déjà vu tant de choses, la Terre si grandiose avait respecté chacune de leurs attentes

Aucune suite mortuaire possible

Mais ils ne s’apitoyaient pas – le chemin avait été long, leur marche ne les éclairait pas sur leur avenir, et la lumière qu’ils entrevoyaient ne les intéressaient pas…

Ils ne regardaient plus le ballet des avions, l’équilibre précaire était marqué d’étincelles

Leur carnet de route devait être céleste, guidé par l’Etoile de l’étranger

Sur un fonds clair obscur le cœur peinait à dé-battre

Halte de l’horloge, l’homme n’est pas immortel

Dé-liaison en dehors de l’écurie

Littoral magique de manuscrits gantés

Monologue naïf d’un musicien qui nage dans les mythes de sa propre nation

Copyright ©  Céline Burr

Toute reproduction ou copie même partielle est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’auteure

Ciel !

Objets célestes pour ceux-là,

Immensité gargantuesque pour d’autres

Illusion nocturne et étoile mineure,

Terminaisons nerveuses en do(s) majeur

Cheveux d’anges qui s’en dégagent…

Convention d’astres qui ne finit jamais en poussière

Éclipse au summum, à l’infini…

Étoiles ! Qui finissent toujours en mythes

Copyright ©  Céline Burr

Toute reproduction ou copie même partielle est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’auteure

El Fuego – Carolyn Carlson et Eva Yerbabuena

Delirium et grâce instantanée dont le rouge intense fait vibrer les fauteuils du théâtre,

Pas saccadés, noblesse nous entraînant par son rayonnement

Entremise d’une danseuse de flamenco et d’une étoile de l’univers

Flammes indécentes développant leurs jeux de jupons

Fulgurance d’une autre identité,

rejaillissements de la terre abyssale

transe-fusions,

Fado à résonance infinie, danse allant jusqu’à l’abstraction de ce duo de vestales

Réflexion sur « Rencontres », Carolyn Carlson + Eva Yerbabuena, Biennale d’Art Flamenco

Copyright ©  Céline Burr

Le Grand Manie-Tout

                                                            Terre par Photos Libres

Manie-Tout a dressé sa tente. Son aura rayonne sur les tribus établies de par le continent. Ils se rejoignent par milliers pour célébrer l’esprit unique.

Rassemblés autour de leur totem, ils sont là pour rendre gloire à la terre nourricière. D’ instant en instant, surgit l’ère de « l’encensement  des sols ».

Exaltant leurs instincts ils s’élancent à portée des seilles. Leurs mains s’agitent, puis leurs bras se tendent. Chacun d’eux suit la prophétie insufflant la gouvernance des âmes ancestrales.

A travers cette dévolution se resserre le lien qui les unit à cette abondance de la biosphère.

Ce sont les mères qui perpétuent ce cycle infini. De descendance en descendance, et de renaissance en renaissance.

A son tour, la lignée exploitera les sols.

Copyright ©  Céline Burr

Toute reproduction ou copie  même partielle est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’auteure

Une citation de mon choix :

« Nous le savons: la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons: toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.

L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même. »

Seattle, chef indien Suquamish,

« Pieds nus sur la terre sacrée », ouvrage de T.C. Mac Luhan