All that jazz

                     Breakfast at Tiffany’s par Concrete frames

Woman showcased reflecting at a chandelier

Evanescent and precarious figure,

Men worth a million as hanging jewelry is

Scrutinized like a gold mine

The girl has no guts !

Facing booze and rats galore

Though falling in love with small fry

Four words to utter and unbound the spell :

Will-you-marry-me

Suitcase phone beginnings and iced-ballerina pumps

Rouses blue diamonds’ masks and morning fancy,

Locked out in a play without key lights

Darling sweet talks reports at Sing Sing

Under the light shade the cat lies on a purple sofa…

Freely inspired from the movie « Breakfast at Tiffany’s, »

by director Blake Edwards

This one goes out to all the socialites around the world.

Copyright ©  Céline Burr

Toute reproduction ou copie même partielle est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’auteure

Fever

                             Cuban Way of Life  par Philippe Moreau Chevrolet

C’est cette attente interminable,

Celle qui dicte les relations laissées à distance de nos vies

Chassés croisés & croisements à propos

On monte à bord, impact minime et pares-brise baissés,

Sans savoir à quoi s’attendre…

Allers et retours, liaison en déplacement, accordement de nos espoirs

Faut-il se protéger du vent ?

Pile: boîtes à chapeaux

Face: voyages chaotiques

Baiser hollywoodien échangé aux abords du parcours

Enjeu de nos déchaînements en un-seul-mot: Amour !

Portage de nouvelles et promesses enflammées

Elans passionnels de nos retrouvailles,

Vrombissements de nos coeurs à la vue de cet inconnu(e),

Parqué au détour d’une route…

Copyright ©  Céline Burr

 

Foto-star

3218-1 - Copie Photomaton J1 de Marseille-Provence 2013

Sourire en biais, sourire contigu, parfois continu,

Avalanche de mots et de qualificatifs pour la femme souriant l’éternité

Futur-marché porteur de sensations :

la Machine à sourires est toto-matique !

Sourire enjôleur du modèle photo-sponsorisé, moqueur de la pie

Fatales beauté, fascinations

Affabulations grandissantes… Sourire dentifrice !

Sourire de convenances,

Sourire thé-ra-peu-tique

Sourire phrasé : « Sourions à la vie ! »

Soupirs

Photo-genèse de nos premiers pas,

Sourire mi-figue, mi-raisin

Souris-moi, je t’en prie !

Masques antiques et farces conventionnées,

Représentations de nos états d’âme

Sérénissime !


Copyright ©  Céline Burr

Détour(s)

Sand storm by Manuela de Pretis

Revenir vers les traces du passé. Ré-embarquer dans cet avion pour me sentir plus proche de cette destination…

Une nouvelle fois : (re)découvrir Tunis et la Tunisie. Vivre quelques jours, passer quelques instants dans cette capitale inexplorée. S’imaginer flâner le long des grandes avenues, probablement en bord de mer, sur le littoral puis tomber sur la médina.

Déguster un – vrai – café ; subtil mélange de mousse légère, petit goût de  noisette, cousin lointain du cappuccino…

Et puis s’aventurer sur les sentiers, à l’aventure !

Tout simplement partir !

Parmi la multitude des destinations qui s’offraient à moi, à nous, celle-ci s’est avérée logique, indéniable. Mais elle me semblait irrecevable.

Quels pouvaient bien être les arguments qui m’ont poussée en terre arabo-romaine ?

Une soudaine envie n’en était pas la raison première.

Mais le souvenir imaginaire de terres inexplorées, de paysages merveilleux s’offraient à moi.

Au détour d’un site archéologique se trouvait tout un monde à explorer. Un retour vers soi, un pas vers des temps anciens…

Tant d’attentes, d’expectatives pour ce petit pays côtier.

Dix années et quelques rafales étaient tombées sur ma vie depuis.

On se dit : que de changements, que d’avancement ?

Peut-être que d’une certaine manière, je suis liée à ce pays…

Nous n’avons pas tant changé. C’était un point de départ.

D’un séjour sous confidences amicales j’ai découvert un pays de contes… ceux des personnes rencontrées. De villageois en citadins, ils racontaient tous une histoire.

Des racines communes, sans mélodrames, ni anarchie.

Sourires et visages qui se réjouissent. Voilà peut-être l’âme d’un pays, celle que l’on retrouve transcendée par ses habitants à votre venue.

Pour lui, il n’en était pas question. Je le savais. C’était une perte de temps que de plaider la cause de ce pays.

« Trop chaud, trop d’évènements récents,… » me répondra-t-il !

Trop de trop !

Je me voyais déjà baisser la garde. Quelles pouvaient être ses attentes en tant que voyageur ?

Un bel accueil, du sable et des palmiers ?

C’était le comble. Il avait tous les symptômes du non-voyageur à l’esprit sur médiatisé !

Je n’avais pas d’idées d’un autre voyage à lui proposer, tant ce pays était resté un mythe inexploré à mes yeux. Pas une simple passion du moment. Mais, la volonté de m’échapper sur des terres, où la notion de voyage avait pris toute son ampleur.

Quelques souvenirs, par ci, par là :

Perles scintillantes vues du ciel à mon arrivée,

Mosaique enchanteresse effleurée à l’aéroport

Et, pour ne pas perdre le fil :

« houch », villa d’un blanc immaculé – grande fierté des Tunisien(ne)s

Suite

Copyright ©  Céline Burr

Toute reproduction ou copie même partielle est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’auteure

El Fuego – Carolyn Carlson et Eva Yerbabuena

Delirium et grâce instantanée dont le rouge intense fait vibrer les fauteuils du théâtre,

Pas saccadés, noblesse nous entraînant par son rayonnement

Entremise d’une danseuse de flamenco et d’une étoile de l’univers

Flammes indécentes développant leurs jeux de jupons

Fulgurance d’une autre identité,

rejaillissements de la terre abyssale

transe-fusions,

Fado à résonance infinie, danse allant jusqu’à l’abstraction de ce duo de vestales

Réflexion sur « Rencontres », Carolyn Carlson + Eva Yerbabuena, Biennale d’Art Flamenco

Copyright ©  Céline Burr

Le couloir

The Wall par Laura Chifiriuc

On est toujours obligés de sortir du couloir – que l’on mesure,

Au bout : il y a l’amour, il y a la vie. La vie sans fard.

Résonne dans ma tête ce matin, à mon réveil tardif

Comme un message, également comme une vérité… incontournable

Une jeune femme se tient dans un couloir, une règle à la main

Elle mesure aisément la distance qui la sépare de l’autre mur

Puis vient le tour du couloir. Elle tend sa règle

Sa règle d’écolière ne lui permet pas d’achever le traçage

Elle se trouve face au vide – très imparfait

Ne lui sera révélé : ni la mesure exacte du vide, ni du connu.

Copyright ©  Céline Burr