Danse couplée

 « Plus nous dansons, plus on se connait. La base du duo c’est ça. »

Céline Burr : Le spectacle a été crée en 2011. Qu’est ce qui a évolué depuis la création ?

Gilles Verièpe : Il y a un « vrai » temps de création. Grâce à l’apport de Sylvain Rambert, (Assistant à la création) il y a un regard extérieur. Donc ce regard nous a permis d’allier les transitions, en tout cas les parties. Il y a presque une histoire qui est en train de se dérouler – qui permettra de ne pas rester sur des parties mais une évolution, une dramaturgie se crée.

Au point de vue danse c’est la même depuis deux ans. La seule chose qui a évolué c’est l’interprétation et l’aisance dans le mouvement.

C.B : Avez-vous changé votre façon de performer ce duo ?

G.V : Plus nous dansons plus on se connait. La base du duo c’est ça.

« On se ressemble beaucoup dans la manière de danser »

G.V : Dans « Gilles & Yulia » nous sommes vraiment dans une histoire de couple, d’amour, de dominé-dominant. L’idée c’est aussi :

Celui qui est dominé peut accepter ou ne pas accepter. Et celui qui domine peut refuser ou accepter. C’est à dire qu’à la manière d’un couple il y a des moments ou l’on subit la domination de l’autre et à d’autres moments on est dans le « dominé ».

Nous sommes dans cette idée de relation de couple : en danse.

C.B : Justement, êtes vous un couple dans la vie ?

Yulia Zhabina : Non. On se connaît depuis longtemps. Ce n’est pas une nouveauté. Je n’ai pas passé d’audition et puis il m’a choisie.

On se connaissait déjà. C’est pourquoi nous sommes aussi proches.

G.V : Nous sommes dans une même « lignée » de danse.

On se ressemble beaucoup dans la manière de danser – malgré notre différence d’âge (10 ans environ). Il y a une vraie unité sur scène.

J’aime beaucoup danser ce duo car il y a une affinité avec Yulia qui est de l’ordre de l’intime.

On rentre dans cette intimité alors que nous ne sommes pas ensemble.

« Gilles a voulu que je domine car mon caractère est plus fort en tant que russe. »

C.B : Est-ce que le fait de l’interpréter a modifié votre façon de concevoir le duo ou le couple ?

G.V : En tant que chorégraphe chaque pièce est forcément influencée par notre vie personnelle.

Lorsque j’ai monté ce duo, ça correspondait à une période de ma vie, il y a forcément une influence.

Y. Z : Ça a plus un rapport à notre personnalité. On se connaît, il sait qui je suis dans ma vie personnelle.

Je sais également qui il est dans sa vie personnelle. C’est aussi ça qui a permis la création. Gilles a voulu que je domine car mon caractère est plus fort en tant que russe.

G.V : Nous allons essayer de s’inspirer de notre vie privée pour arriver sur scène mais en même temps on est pas forcément sur scène comme on l’est dans la vie.

« Apprivoiser la culture, ne pas en avoir peur. »

C.B : Quelle est votre humeur du jour ?

G.V : Nous sommes enthousiastes et contents. Les Plateaux : c’est une ambiance différente, en tant que chorégraphe il y a un enjeu.

Il n’y a pas une envie de plaire car…

Y.K : Nous avons envie de plaire ! Nous avons envie que ça fonctionne car ce duo nous tient à cœur.

Face à un public : professionnel ou pas professionnel, il y a une pression à chaque représentation.

Nous sommes dans l’instant présent, le spectacle vivant.

Nous sommes contents d’être vivants et d’être là !

C.B : J’ai lu que des actions de sensibilisation sont données régulièrement autour de votre univers chorégraphique.

Pouvez-vous m’en dire plus ?

G.V : Je suis chorégraphe mais en parallèle je mène des actions pédagogiques dans un but de création.

J’aime travailler avec des amateurs – à tous les niveaux, de la maternelle au lycée. Je travaille également avec des personnes âgées, handicapées.

C’est un aspect que j’apprécie afin de démocratiser la danse contemporaine.

C.B: La pédagogie dans une optique de transmission ?

G.V : Dans une optique de transmission et de connaissance en terme de découverte de la danse contemporaine. Le but est aussi de les initier à d’autres arts.

Apprivoiser la culture, ne pas en avoir peur. C’est accessible à tous. Pour moi c’est important d’apporter la culture peu importe le milieu.

La danse à l’école permets d’avoir du respect vis à vis de l’autre, d’obtenir une cohésion de groupe.

C.B : Il y a l’idée d’une certaine cohésion dans votre travail !

Pour mon travail chorégraphique j’essaye de travailler sur l’idée d’évocation. Donner les clés de compréhension mais pas la fin. Le spectateur va entrer dans son univers poétique en fonction de son vécu.

« Gilles & Yulia » Compagnie Gilles Verièpe,

Les Plateaux: Soutenir la création

La Briqueterie, Vitry-sur-Seine

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I-dentité – Samir El Yamni

Esquisse des profondeurs,

Dérobements tardifs

C’est une question de chair :

Pleins et déliés de la danse

Traits d’union(s) couplés d’affranchissements sonores,

Au delà des sursauts de mélancolie…

Demi-pointes,

En équilibre clair-obscur

Alternance…d’un côté, puis de l’autre,

Fémininité exacerbée sans similitude

Tournoiements successifs, ondulations et volutes en crescendo

– Stop – Mise à nu(e),

Élongations radi(c)ales

Traversée en filigrane de l’europe à l’orient…

Entre subjectivité et universalité

Réflexions sur « Carnets de route » ,

Compagnie ElYamni, Août en danses,

KLAP Maison pour la danse -Marseille

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D’alors…

                                 Vos beaux yeux par Philippe de la Boirie

Figure d’une étreinte sur un piano,

Dimension furtive et vie reculée de deux amants

Époque tracée dans notre être,

Arrière-plan découvrant la musique d’alors

Et l’incarnation de deux personnages f(l)ous

Portrait féminin d’une existence emprunte de délicatesse et d’espérance,

Futilité et crédulité mêlées…

Salons de danse rococo et réceptions en l’honneur de ce musicien,

Joie singulière de nos pas chassés

Connivence immédiate,

Attrait puis oubli

Absence d’une créature familière qui se dérobe,

Remous intérieurs et exubérances

Pertes en tous genres

Désarroi et prémices de la belle dans cette danse du désamour,

Pandore s’élève…

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Eveil au point zéro

                                          Point Zero by John Trainor

Détour(s)Suite

Point de vue fixe sur le panorama,

Session de rattrapage de nos études envolées

Et de nos parcours non linéaires,

Attente… En écho aux orgues enrubannés

Résonnant dans l’atmosphère de cette gare-mausolée,

Réunion d’un tandem,

Détachement du trio

A contretemps…

C’est l’échappée belle !

Réminiscence au prétérit,

Sans point de fuite(s)

Boulevard de nos Victoires

Menant un peu plus loin sur les allées de platanes,

Station… Univers-cité

Horloge presque astronomique qui tourne et détourne nos vies,

– Follow the tracks –

Projections nocturnes de sons et lumières,

En état de veille de nos pensées,

Cavalcade dans les rues à la redécouverte de la crème glacée

Tournoiement incessant… Refuse the hour !

The clock is ticking… Temps-passager clandestin de notre re-formation

Ré-embarquement constant vers nos rêves,

Rideau s’abaissant sur nos espérances passées

En partance de nos souvenirs l’année s’achève pour un nouvel arrivage

Il restera toujours les étoiles !

Souvenirs et complicité(s) de nos études – pas si éloignées,

Destiné à celles et ceux qui se reconnaîtront…

Copyright ©  Céline Burr

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Ciel !

Objets célestes pour ceux-là,

Immensité gargantuesque pour d’autres

Illusion nocturne et étoile mineure,

Terminaisons nerveuses en do(s) majeur

Cheveux d’anges qui s’en dégagent…

Convention d’astres qui ne finit jamais en poussière

Éclipse au summum, à l’infini…

Étoiles ! Qui finissent toujours en mythes

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La princesse charmante

Il était une fois dans un royaume pas très lointain, un peuple qui vivait de technologie et de consommation… Des hommes qui rêvaient, le plus souvent de femmes.

Ces femmes étaient des princesses. Les princesses avaient disparu au détriment des femmes.

Certains hommes se lamentaient, d’autres se rebellaient.

Enfin il y avait ceux qui cherchaient à rencontrer ces princesses.

Le royaume était en ébullition, d’est en ouest, il y avait des soulèvements entre les hommes et… les femmes.

L’une des récentes découvertes de ces hommes était l’apparition des Mefem. Les Mefem étaient des amazones de nouvelle génération. Avant tout revendicatrices d’une autre société, elles se targuaient de représenter les « nouvelles femmes ».

La population les voyait passer, ici et là… Elles étaient fustigées, idolâtrées ou juste contemplées – de loin.

Les hommes continuaient, eux, à rêver d’un avenir serein : une famille ainsi qu’un foyer sécurisant.

D’aucuns ne comprennent vraiment ce qu’il se passait ! Il y avait bien eu des révolutions par le passé, des femmes en quête d’autre chose …

De la à assister à la disparition des princesses charmantes il y avait un malaise profond. Le comité de reconquête des princesses charmantes (C.R.P.C) s’était réuni. Il fallait rétablir l’ordre, retrouver l’harmonie en recomposant des couples et surtout l’avenir d’une nation.

Ils s’étaient mis en marche pour cette saga.

Leur conseil était composé des plus grands spécialistes. En passant au crible la psychologie féminine ils comprenaient qu’ils avaient souffert de leur propre désillusion. Bientôt cette communauté allait s’agrandir et s’étendre au delà des limites du royaume.

Des milliers d’hommes accomplirent ainsi cette recherche du Saint Graal.

A suivre …

Copyright ©  Céline Burr

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