Syl-la-bus

                   1928 Varsity Eight Crew training for race against Yale

                    par The Happy Rower

MnemonicSuite

Dessouder une énigme restée lasse,
Succession d’une quête à la recherche de soi

Doutes, portes entrouvertes – songes incertains, recoins…

Malle ou armoire qui ne révèle jamais ses secrets…

Sans consigne(s). Pas de recueil, ni de mémoire-à-ondes-qui-vivent,

Pas plus d’héritage moral, pierre modale de la vie

Le vide… Cette impression que vous avez été larguée sur cette terre sans confluent,

Repérage tardif – de la terre à la lune

Là ou il ne semblait pas y avoir de lien, de passage ou d’arrivée était,

La transmission s’était faite… et elle l’avait ignoré.. « Transition effectuée: larguez les amarres pour le vaisseau Syllabus ! »

Mais puisque l’ignorance a une fin, elle écrirait elle même la fin de l’histoire

La clé interne en anagramme, circulation de l’information liée

Cette mémoire engloutie se trouvait ancrée, scellée d’une aura plus forte qu’un simple baptême,

En elle était gravé l’œuvre de trois vies – trois destins

Force gest-iculée, ratifiée et allégée par deux syllabes, un pré-nom,

Voilà la révélation tant espérée..

Plus qu’une fusion, c’était un prolongement de vie(s)

La naissance est un substrat,

La vie un cheminement (mais jamais sans but) et la mort une reconquête pour le prochain venu.

Copyright ©  Céline Burr

Toute reproduction ou copie même partielle est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’auteure

Ames déraisonnées – lost souls

Sur une avenue résidaient des passants extraordinaires

Heureux de l’Etre ils sommeillaient rarement

Leurs vies les avaient toujours guidés vers les cieux les plus vastes

Arrivés en haut de leur montagne ils avaient franchi la voie de la vie

Puis, le temps ne fut plus qu’un refuge

Dépassés par l’incertitude ils pensaient,

Ces pensées avaient germé, s’étaient réalisées et avaient pris forme humaine

Pas de bol, la vie s’en allait désormais !

Sourds mais plein d’éclats multiples ils divaguaient dans les rues

A la recherche d’une destinée intrépide c’était du déjà vu mais que voulez-vous ?

Leurs vies jalonnées d’aventures n’étaient plus à leur portée

Lentement leur flamme intérieure s’évaporait laissant place aux spectres de l’infini

Quid du paradis ?

Ils avaient déjà vu tant de choses, la Terre si grandiose avait respecté chacune de leurs attentes

Aucune suite mortuaire possible

Mais ils ne s’apitoyaient pas – le chemin avait été long, leur marche ne les éclairait pas sur leur avenir, et la lumière qu’ils entrevoyaient ne les intéressaient pas…

Ils ne regardaient plus le ballet des avions, l’équilibre précaire était marqué d’étincelles

Leur carnet de route devait être céleste, guidé par l’Etoile de l’étranger

Sur un fonds clair obscur le cœur peinait à dé-battre

Halte de l’horloge, l’homme n’est pas immortel

Dé-liaison en dehors de l’écurie

Littoral magique de manuscrits gantés

Monologue naïf d’un musicien qui nage dans les mythes de sa propre nation

Copyright ©  Céline Burr

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